samedi 25 février 2012

Avoir tout et vouloir encore plus, la "modern solitude"


Et si à force de vouloir tout à tout prix, nous étions en train de créer des individus toujours insatisfaits, solitaires et somme toute malheureux. La volonté de bien-être forcenée, la recherche du toujours mieux peut se retourner contre cette société en mal de reconnaissance absolue.

Nous vivons actuellement une sorte de retournement de situation sociétale. En effet, la peur de manquer initie des attitudes de contrôle amplifié. Tout contrôler, garder la maitrise sur notre vie entière, professionnelle et personnelle, ne rien lâcher est de toute façon très fatigant d'une part et de l'autre conduit vers un grand perfectionnisme, qui de toute façon sera très limitant. Quand on veut trop, on ne fait plus rien, car la tâche nous parait trop ardue.
C'est ce qui se passe avec les jeunes femmes qui ont tout pour elles, jolies, intelligentes, un bon job, et qui se retrouvent seules sans vie sentimentale fixe. Cela peut devenir dramatique, la solitude n'engendre pas que de la liberté, cela engendre des comportements égocentriques et des états de frustrations qui conduisent souvent à des symptômes psycho somatiques importants (déprimes, troubles du comportement, troubles cutanés, etc.).
Le fait de tout vouloir maitriser a été acquis ces dernières années durant les études, ensuite dans l'entreprise où il fallait que les femmes se fassent une place et ce n'est toujours pas si facile que ça. Lorsque nous sommes dans une volonté de maitrise, nous acceptons difficilement l'échec. Ce qui veut dire : zéro erreur sur tous les plans aussi bien professionnels que sentimentaux.
Cela revient à dire : "Je ne m'engage pas, car je n'ai pas envie de me tromper". C'est là que les soucis commencent pour les garçons qui rencontrent de telles filles : le contrôle commence dans la recherche de potentiels défauts, dès la première rencontre, comme ça on peut se replier vers son petit nid douillet de célibataire. 
Alors, être célibataire et sans engagement ma foi, ce n'est pas drôle, mais ce n'est pas risqué. 
Le challenge serait alors de réussir une vie de couple qui serait aussi rassurante qu'une vie de célibataire (voir le livre de Jean Claude Kauffmann, "la femme seule et le prince charmant").
La morale de l'histoire et ce n'est qu'une proposition : et si nous apprenions à nos enfants à être des gagnants épanouis, qui adorent les surprises, les plaisirs simples et que la vie est passionnante lorsqu'il reste encore des territoires inconnus à découvrir.
Comme un jeu de piste, la découverte de l'autre n'est faite que d'étonnements, le prix à gagner ? À deux c'est plus facile !
Et encore une fois, nous avons tous la possibilité de nous tricoter une vie à nos mesures
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1 commentaire:

kais Mhiri a dit…

Tout d'abord, permettez-moi de vous féliciter, tout simplement, c'est beau.
Souffrant moi aussi de cet moderne solitude, je suis un homme de 37 ans, je trouve que ce n'est pas exclusif aux filles, et d'autre part, suivre un tel rythme acharné et vivre dans un tel système inégalitaire, à renforcer chez l'Homme (homme ou femme) un sentiment de peur à manquer, vouloir à tout prix garantir tout...ce qui a engendré (à mon avis) un vide émotionnel qui a, par suite, jouer le rôle d'un frein, à toute tentative de communication, de partage et d'écoute.
Le plus effrayant, c'est les générations futures, comment apprendre à nos enfants de s'épanouir en gagnant (je trouve que ce système nous pousse à jouer gagnant/perdant).